B A L L A D Y N A
DE TEMPÊTE

WARRIOR & ARTIST'S WEBSITE
Membre de la SACEM (Société des Auteurs, Compositeurs & Éditeurs de Musique)
Member of The International Dance Council CID
Member of the Association of Independent Poland Dancers (2000)
Micadanses 2006 / Hors-la-loi From 2001

"DU COMBAT À L'ART, DE L'ART AU COMBAT"
(ANTOINE THIBAUT, "L'ART DE LA VOIE")

 

 
CRÉDIT PHOTO : ANIA VERCASSON-RUBAÏEVA (« LE LANGAGE DES VISCÈRES »)
C R É E R

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LE "CV"-DATES/

 


B A L L A D Y N A  –  B I O
© Malgorzata Bez Mistrza 2012. Dans la BIO on a utilisé les fragments des chants de BALLADYNA (musiques : L.O.U.P., GOTARD), parmi lesquels « KÂLÎ – LA VENGEANCE (ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS) » comportant la citation de l’article « Kâlî la Noire » du site « Indianred » (*), ainsi que la citation « Qu'en est-il des personnes qui exécutent les ordres…? » (**) des lyrics of the groupe SABATON « Wehrmacht » (Album: « Coat Of Arms » (2010)).
Attention: cette BIO est traduite de l’autre langue européenne; sa rédaction française laisse à désirer.

« 
TODAY, I SHOULD WEAR ON MY FOREHEAD
A CLEARLY VISIBLE LABEL WITH THE WORDS :
« DON’T TOUCH! AN EXPLOSIVE…! » »

« YOU ARE TRAPPED
ON THE EARTH
SO YOU WILL EXPLODE »


Voici les deux sentences ancrées très profondément dans l’âme de BALLADYNA, donc aussi dans sa création. Une de ces phrases vient d’elle-même, l’autre est celle de l’artiste américaine Jenny Holzer, et parvient de son expo « Truismes » où tous les mots qui étaient écrits, cette deuxième Sorcière a écrit avec le Sang. Les deux sentences qui pourraient être une description suffisante de ce qui mène les pas de BALLADYNA et qui la fait écrire – chorégraphier – et enfin : chanter.
La première (trad. : « AUJOURD'HUI, JE DEVRAIS PORTER SUR MON FRONT UNE ÉTIQUETTE BIEN VISIBLE AVEC LES MOTS : « NE PAS TOUCHER! UN EXPLOSIF ! ») est d’ailleurs devenue sa sentence-emblème, et le motte de son livre « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME » (en rédaction et en chant).
Comme pour Jenny Holzer – et comme pour plusieurs Liliths de ce monde – chaque mot et chaque création est pour BALLADYNA une déclaration de Guerre. Et puisque des Liliths qui marchent sur ce monde il n’y a pas beaucoup – celle-là se rend compte inévitablement que ses mots, ses chants, ses pas - doivent être autant plus marqués et puissants. 


BALLADYNA – VENUE DE LA TEMPÊTE

Diplômée de la Littérature avec la spécialisation Anthropologie de la Culture incluse, à la Faculté des Lettres, et du Journalisme à la Faculté des Sciences Po à son pays (spécialisations étudiées : presse, TV, radio, photographie journalistique), ayant étudié également Gender Studies (sans se retrouver dans la pseudoidéologie de la ségrégation des humains selon les « genres » en dépendance du sexe ; donc sans finir), BALLADYNA passe in parallel par plusieurs stages du Théâtre & de la Danse, voyage en Europe et en Asie et travaille dans un quotidien polonais en publiant les textes dans tels journaux comme « ZYCIE » et « Rzeczpospolita » (colonnes du section « Monde » du journal accordées pour son reportage de l’Hôpital Nirmal Hridaj, Calcutta).
Elle vient à Paris en 2001, ou – après plusieurs années pendant lesquelles elle vit sans accès aux Droits Fondamentaux qui lui sont systématiquement refusés – elle déclare comme le sens et le but de sa création la Guerre contre la privation des Droits Humains, et contre toutes les formes de la Discrimination et de l’Extermination des Êtres Vivants, pourtant légitimées par la loi et s’exerçant souvent à la façon sournoise, plus ou moins en cachette - dans les pays modernes : ceux qu’elle nomme pseudocivilisés et où l’hypocrisie de la masse dépasse selon elle celle présente dans les sociétés primitives.

Avant son départ de Pologne membre de STN (Association des Danseurs Indépendants), participante du Festival de la Danse Contemporaine « body_mind » 2000 dans le « Château Ujazdowski » à Varsovie (Centre d’Art Contemporain), à Paris elle passe par les multiples stages de Danse, avec celui de Danse Butoh/Contemporain de Caroline Guignard comme un des plus importants. Elle rejoint également les ateliers de la Création Chorégraphique, Composition et de Danse Contemporaine à l’Université Paris-Sorbonne Nouvelle, mais la vie d’une Étrangère, selon les pouvoirs politiques étant sans licence lui donnant un droit à évoluer et à fonctionner comme une Femme et une Humaine (au lieu d’avoir les droits civils, à Paris elle est arrêtée à l’occasion comme – selon les soupçons d’une policière - une espionne pakistanaise. Raison : multiples visas dans son passeport, parmi lesquelles celle du Pakistan) décide qu’elle doit interrompre sa formation chorégraphique universitaire – sa troisième arme à côté du mot écrit et de la Danse : la voix, se formera et s’aiguisera sans apprentissage ni intermédiaire de quelconque personne tierce.


« CARMINA BURANA ». NE JAMAIS PERMETTRE QU’ON ENTRAVE TES GESTES

Les menottes bien fixées sur ses mains par une servante du pouvoir, la policière de la Gare Saint-Lazare à Paris – BALLADYNA se rend compte seulement beaucoup plus tard que la situation vécue n’était qu’une métaphore des procédés que les autorités politiques tiennent d’exécuter sur ceux qui – par le fait que les frontières, tellement adulées par les gouvernements, dans leurs têtes n’existent pas - débordent, ressortent et dépassent le seuil de l’autorisé, en dédaignant la règle assurant le calme social et endevançant ce qui est la réalité actuelle. Ceux dont les principes et les actions divergent de ce qui serait approuvé comme étant sans danger, sécurisé, et alors rassurant. Ceux qui partent là où on ne les imagine pas ou là où ce n’est pas souhaité par les gouvernements. Ceux qui viennent là où on ne les attend pas. Ceux dont la présence ne peut alors qu’être inquiétante
Elle se rend compte aussi des dimensions monstrueuses de la folie à laquelle amène les gens la peur de L'AUTRE – ainsi que de l'inexistence des quelconques principes éthiques chez les individus vivant normalement en sécurité et mis subitement dans les situations de la peur.
Ne la trouvant plus dans l'assortiment de ses sentiments car bien trempée en évoluant dans les situations où elle est ressentie normalement, BALLADYNA n’a que réagir par un mépris infini pour ceux qui s'en laissent diriger en mettant en péril pas seulement leur dignité - mais également celle de l’autre.


CONNAÎTRE LE FUTUR… ?

Le vécu théâtral commencé déjà en Pologne - avec l’inoubliable, même si très court épisode dans le OPT « Gardzienice »/Centre des Pratiques Théâtrales duquel elle n’oubliera surtout de la course dans la nuit vers une lune à l’horizon devant les yeux des acteurs, et d’un couronnement de l’aventure par la création « Carmina Burana » chantée et dansée, comme dans un affolement par les vraies Sorcières - était le début de son chemin différent qu’il aurait été s’il restait exclusivement celui d’une Femme des Lettres ou d’une journaliste.
Mais déjà à l’époque, la Femme-Witch se rend compte du fait qu’elle ne peut pas écrire exclusivement – car – la chose est étonnante : tout ce qu’elle écrit, semble de se transformer dans la vraie vie. Ou peut-être le mot, l’écriture, sont seulement les moyens par lesquels passe le savoir du futur – indépendamment du fait que nous ne nous l’imaginons pas encore… ?
Cette vie – vécue et écrite, à priori et à posteriori, est la sienne – elle est son auteure malgré toutes les roueries de la loi formulée par les hommes et malgré devoir faire avec la bassesse des pouvoirs politiques qui arrivent toujours détruire beaucoup et rendre impossible encore plus.
- « En courant à la lune, dans la nuit, je ne soupçonnais pas encore, qu’au lieu de courir pour la toucher et l’atteindre – je m’enchevêtrai dans un vrai Orage, un Thunderstorm » – dit l’artiste. – « Et que c’est la Révolte, la Guerre ouverte, et pas les sourires vains ou le mysticisme de mous, qu’il faudra choisir si on se rende compte de ce qui se passe dans la réalité, si on a les yeux ouverts, et si on veut avoir le droit à mépriser les chiens »
Les chiens – ceux restant toujours d’accord : « Les chiens au pouvoir et les chiens sans pouvoir » – elle chante de ceux-là dans le « DÉMANTÈLEMENT DES CAMPS (PERSONNE Ici Ne Sait Qu’est Ce Que CouRAGE) » - dans l’album/EP enregistré en 2011 avec la musique du compositeur polonais GOTARD. Elle n’hésite pas d’utiliser les mots forts et violents – qui, comme elle dit, malgré que ne peuvent jamais être plus forts que la réalité, heurtent bien sûr la polissure couvrante les cerveaux des lâches - elle les incorpore dans ses chants, en créant un ensemble avec les sons des plusieurs langues et avec les cris : qu’elle veut qu’ils sonnent sans frontière.
- « Pas comme la terre, pas comme les pays » - elle dit. – « Mais sans frontière comme l’est également l’ignominie humaine et la perversité avec laquelle le pouvoir (politique ou économique) n’hésite pas de traiter les Êtres Vivants ».
 

CONTRE LES POLTRONS ET LE MYSTICISME MOU DES « POÈTES » 

Vu son chemin et ses autres principes, BALLADYNA ne peut qu’être une militante affirmée contre l’orthodoxie – celle de la masse et celle des individus - dans le sens formulé par John Atkinson Hobson (« Selon John Atkinson Hobson (…) l'orthodoxie est l'acceptation de théories et d'opinions qui font autorité. (…) C'est « une attitude de sécurité mentale et sociale, une disposition à nager avec le courant et à jouir des bienfaits de la respectabilité. Mais cela conduit à une inertie, à une difficulté de questionner et de critiquer, de sorte que cette tendance pacifique est une ennemie du progrès. Car le progrès peut seulement venir d'une rupture avec une autorité ou une convention » (Wiki)).
BALLADYNA certainement n’est pas une pacifiste – elle considère, et dit clairement que dans le monde actuel, si on veut avoir le respect pour soi-même, on ne peut pas l’être – et elle exprime sans cacher son agacement par ceux qui prônent les attitudes ne servant en vrai qu’à assurer la sécurité et le calme social même si ce soit pour le prix d’un mensonge, d’une fourberie et d’un lavage des têtes. Ces attitudes-là ont selon elle plusieurs variantes : elle les nomme directement, toujours avec les mots violents – et diverger de sécuritarisme, par la plus primitive lâcheté des poltrons, jusqu’au déjà mentionné ici le mysticisme des mous qui s’associe avec la tartuferie la plus grande car exercée sur soi-même et sur son propre cerveau.
 

LA SACRE RAGE DE BALLADYNA & L’INSOLENCE DE LILITH

Elle a le regard coriace quand avec la voix de son personnage – LILITH - elle déclare qu’après avoir duré et subsisté dans les conditions d’une Hors-la-loi et d’avoir été plus forte que la condamnation à la privation des possibilités de se battre pour ce qu’un Humain a normalement besoin - et elle rit :
- « Maintenant, je n’ai aucun obstacle sur mon chemin - je suis mille fois plus solide et tenace que les civilisés, les citoyens -  qui avez les besoins : physiques ou sécuritaires - dont j’ai dû supprimer de mes jours - et alors dont je n’ai plus : ni pour vivre, ni pour créer ».
Car créer – quand au lieu de cela, on était destiné à la non-existence, voir à la mort, par les politiciens du pays de son séjour – elle sait que ce n’est pas un rien. Et qu’à part de donner la force incomparable avec la faiblesse du monde civilisé – cela donne également la lucidité et la Rage dont le monde a oublié qu’il a la nécessité.
Cette Rage – le mot qu’elle transcrit toujours avec une grande lettre - s’entend dans sa voix : les chants dont les textes sont dans la grande partie les fragments de son roman autobiographique « Une LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME », écrit avec l’effronterie et l’arrogance – car, comme elle avoue - parfois on ne peut pas autrement.
- « Aujourd’hui, je vois qu’avec moins que dix pourcent de ce qu’a le monde des civilisés, des domestiqués, des sécurisés et d’infantilisés, je peux créer les montagnes » – remarque LILITH, la Femme-Witch de son livre, parfaitement consciente de son insolence. – « Car je créais sans rien et avec moins que rien pendant que – avec les stoques des outils et avec tous vos droits à les acquérir sans peine – vous, vous ramiez, en miaulant que vous n’étiez pas inspirés ».
- L’insolence… ? – le regard de BALLADYNA est sans merci. – Après avoir passé par certains chemins, parcouru certains enfers, franchi certaines épreuves, après voir la faiblesse et surtout la médiocrité des gens - on ne peut pas de ne pas l’avoir.
 - « Mais ne serait-ce pas vrai – qu’à tout ce que tu fais, et alors à création aussi - c’est ta Rage, qui te pousse… ?! » - on lui répète, on la demande, et elle sourit, comme un fauve qui s’apprête à un saut – et elle dit : « OUI ».


CE N’EST PAS POUR RIEN

Tout le vécu devrait servir pour quelque chose – c’est la conviction de la Witch. Selon cette règle, si on a eu le bonheur récusable d’étudier l’ignominie par l’observer de près et survivre l’enfer construit par l’homme pour l’homme – on n’a pas droit de rester silencieux.
- « Les faits qui mettent en cause la vie des Hommes ne peuvent rester dans le silence » - elle cite donc les mots d’Ernesto Cardenal (L’« Hommage aux Indiens D'Amérique ») et ceux de Sartre, qui avouent que « Parler c'est agir : toute chose qu'on nomme n'est déjà plus tout à fait la même, elle a perdu son innocence  ».
Cette première citation, elle enregistre en 2012, au départ avec la musique déterminée par sa voix à cappella, ensuite avec la musique du L.O.U.P. – en pensant d’un album futur des chants composés des mots impitoyables, écrits à travers des siècles par ceux qu’elle nomme les Guerriers.
Car BALLADYNA est une artiste qui croit à la force des mots - des paroles, des chants - des frappements des mains et des pieds, et - des coups de poings dispensés s’il faut. On ne peut pas l’éviter.
- « Tout doit œuvrer ensemble » - elle dit, et selon ce principe…


PAS DE FRONTIÈRES POUR LA VOIX

Les présentations de ses chants frôlent souvent aux créations quasi-théâtrales, où l’histoire racontée par la voix et la musique se raconte aussi par la chorégraphie qu’elle met en scène, en se déplaçant, en mouvementant ses bras, en frappant la terre avec ses pieds. La relation : chant/voix –danse/chorégraphie-performance visuelle, n’est jamais stable mais en général il est difficile de coller une étiquette : « concert only » même à ses présentations où c’est le chant qui règne, dans la même mesure que ses créations plus chorégraphiques ne sont pas les chorégraphies pures. Car il faut dire que même dans les cas des présentations dans lesquelles c'est la chorégraphie-theatre visuel qui prédomine - il y a toujours le chant : BALLADYNA ne peut pas créer sans voix et refuse de créer sans voix.
Elle dit d’ailleurs que si on arrive à maîtriser et de manier plusieurs armes, si on arrive de les manoeuvrer en cours d’une création – la création, elle, peut prendre une forme par rapport à laquelle le destinataire du message(l’auditeur, le spectateur) ne se pose plus de question avec quel genre de l’art on a à faire. Et d’ailleurs, dans le cas des concerts théâtralisés de BALLADYNA il n’y a pas de sens de se poser cette question – car il suffit de dire que tout est : un cri, un chant, une danse, une peinture sur le toile d’une vie, une drama racontée par la Kalî qui rit comme une féline, une frappe à la gueule.
 

ROUGE ET NOIRE
(« C’EST LE ROUGE QUI COULAIT SUR MES JAMBES.
LE ROUGE - DIRECTEMENT DU CŒUR »)
 
Dans la danse/chorégraphie, s'est le butoh (transcription polonaise) qui lui est la plus proche – les pas de BALLADYNA se croisent d'ailleurs parfois avec ceux de certains chorégraphes de cette danse, comme MAGY Ganiko et Caroline Guignard ; elle crée pourtant sa propre danse associant l'esprit de drama présente dans le butoh avec la théâtralité et l'expressionnisme liée avec ses mots chantés. Elle-même compare souvent ses chorégraphies à l'écriture d'une chapitre du roman ou à une peinture, ou s’enchevêtrent les couleurs de la Nuit, du Cri et du Sang.
- « Dans la danse – pas des mouvements lis, pas des gestes glissants, gluants, polis et poisseux, visqueux comme si on regardait les poissons : parfois je vois les danseurs et je n’arrive pas de croire à mes yeux… » - elle avoue. – « Aux gens qui veulent danser, j’ai envie de hurler : Hachez… !, Frappez… ! Griffez… ! »
Dans le chant… ?
- « Qu’il n’y ait pas de la ligne de démarcation : pas de lisière pour la voix, pas de territoires interdits – en bref, que rien ne se passe ni ne s’emprisonne comme ça a lieu dans la chanson française »
Dans les mots écrits… ?
Les mots – doivent être comme les vociférations.
Leurs couleurs… ?
Souvent, elle peint sur son corps en direct pendant la présentation théâtralisée – en maniant un pinceau ou en le faisant avec les mains nues, ses doigts – et elle dit que c’est à la façon ressemblante à celle à laquelle nous marque la vie. BALLADYNA le fait toujours en utilisant seulement les deux couleurs, et de cette règle elle ne fait pas d’exception. Ces couleurs sont les mêmes qui l’ont marqué et qui – comme elle affirme - l’a font naître : le Rouge – symbole du Sang, de la Force, de la Drama, de la Rébellion, de la Ténacité et l’Endurance - et le Noir - qui symbolise Kalî, la Femme qui a dû Mourir car on l’a Tué, et la Witch qui était Née. Le Noir symbolise aussi toutes les Forces inébranlables, plus calmes que celles symbolisées par le Rouge ; obscures, inconnues et impalpables, la Puissance et la Noblesse de l’âme.


« LA VOIX, LE CORPS - SONT LES ARMES DE BATAILLE »


BALLADYNA écrit les textes de tous ses chants qui le possèdent (avec les exceptions planifiés de quelques adaptations dont on parle en-haut). Le compositeur de quasi-totalité des musiques de ses chants est L.O.U.P.
Elle y met sa voix librement – en criant là où on pourrait attendre le calme ou en poussant une vocifération là où la société semble d’avoir oublié ce savoir. Elle respire, elle raconte, elle stigmatise : elle prononce les mots – en se rendant compte qu’ils sonneront dans chacun selon la conscience, le courage et… la Rage de l’auditeur. 
- « Ceux qui ne les ont pas – ne peuvent vraiment pas entendre de ce que je transmets, si ce soit par le chant ou si ce soit par la danse/chorégraphie » - elle affirme. – « J’ai eu les expériences, les preuves, qu’après une présentation chantée ou chorégraphiée, ceux-là partent avec les vécus tout à fait différents, les ressentis différents : ils s’approchent, ils me parlent bellement sur la beauté, l’envoûtement ou la magie, etc. : bien sûr c’est touchant pour l’artiste s’il ne tient que ça, mais voir seulement cela, c’est voir la chose sur un totalement autre niveau. Ce niveau-là n’est pas suffisant. C’est zapper le clou - et c’est rester sourd à ce qui fait sens de la création. Mon chant, mes mots, ce que je suis – ne peuvent pas être que ça, être réduits à la beauté visuelle qu’on me dit qu’ils véhiculent ».  
Aujourd’hui, BALLADYNA dit pourtant que tout ce qu’elle possède – n’est qu’une arme de Bataille. Alors toutes les valeurs visuelles, oui – mais surtout sa voix, son corps/moyen d’expression, ses talents et ce qu’il est possible de faire et d’exprimer avec.


ENTRE AMOUR ET MÉPRIS

En décrivant sa situation actuelle, elle évite d’utiliser les mots comme citoyenne : la Femme une fois écorchée de ce droit, plus tard ne l’acceptera jamais – dans son discours concernant la politique de l’Extermination existante dans les pays modernes elle n’hésite pourtant pas de citer les mots d’Emanuele Crialese, réalisateur du long-mètrage « Terraferma » (2012) : « Comme citoyen, je dis que ce qui se passe, en Méditerranée, est un génocide. On laisse mourir des gens dans la mer. Et la mer c’est pratique : ils disparaissent ».
BALLADYNA dit qu’elle pourrait voir les mots du réalisateur comme les siens - mais avec cette courte notion qu’elle ajoute : que la Méditerranée, c’est partout, et que la mer – c’est partout. Et que - pour que ce soit partout, il a suffi un niveau suffisant de la perversité des politiciens et : de la masse.
- « Est ce qu’on peut vivre comme un calme, sans engagement et en s’éclatant dans son bac à sable » – elle demande, - « …Pendant qu’on sait – qu’à côté, ce qui se passe - est un génocide ».
Elle stigmatise alors la masse – pour sa mollesse vis-à-vis des meurtres et des génocides se passant sous ses yeux, pour son obéissance, son opportunisme - et son calme des Inconscients.
Elle le fait le plus illico dans le texte « LA MASSE AVANCE » :

« La masse avance dans la rue comme un grand anguis fragilis.
La masse inonde la rue.
Ne sait rien et ne veut rien savoir.
La masse sait pourtant bien prendre le recul… !
La masse domptée, la masse amoutonnée, la masse -
celle qui ne va jamais représenter un danger pour le pouvoir… !
…La masse est hypoCRIte, la masse fuit chaque pensée sur sa propre hypoCRIsie.
La masse préfère ne pas penser, ne pas sentir et ne pas s’exprimer
sur les choses pas certaines et - dangereuses.
La masse est objective.
La masse inondant les rues du premier jour de la création de ce monde ne sait rien et ne veut rien savoir.
La masse va s’acheter la pizza dans la taverne à l’angle de la première rue à côté,
et va la consommer tranquillement et sans se poser des questions sur les détails de ce qui se passe sur cette terre.
- Seulement comme ça : à distance et sans engagement, on peut vraiment juger ce monde - dit la masse… !
(…)
Les Louves de cette terre savent pourtant que c’est un mensonge.
Encore un mensonge pour que ses concepteurs puissent conserver leur calme et l’opulence. 

C’est  t o i, un méprisable, qui fait la masse… !
C’est  t o i  - un lâche… ! »
(EP « LA MASSE AVANCE », Believe Digital 2012, musique : L.O.U.P.) 

    
Dans le même album, elle crie aux Étrangers et Étrangères : « NE PRENEZ PAS CE BATEAU… ! », en prononçant ceux mots dans un chant portant le même titre que le cri lui-même, répété ici sans cesse, une vingtaine de fois pendant 4 minutes de la composition, finissant par les autres mots :
« NOUS ALLONS VOUS NOYER ».
Elle contrefait en cette façon le sens du vacarme piteux des nationalistes, des certains fonctionnaires des préfectures, des policiers en service aux institutions d’exclusion, et des auteurs des lois d’exclusion eux-mêmes : en bref de tous ceux dont elle parle clairement comme des arriérés et les rétrogradés, ceux dont le développement de la pensée n’a pas été apte de suivre celui des transformations de la planète - et qui n’ont pas pu apercevoir qu’en XXIème siècle le mot « pays » ne signifie pas de la même chose qu’il signifiait il y a 50, il y a 20 ans ou jadis.  
- « NE PRENEZ PAS CE BATEAU… ! » - elle hurle alors comme hurlent ceux obscurantistes & rétrogradés : et pour stigmatiser les obscurantistes & les rétrogradés. – « NOTRE pays est POUR NOUS… ! NOUS… ALLONS… VOUS… ».


LE ROMAN « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »
 
En 2008, après la période de la discrimination par les raisons politiques, pendant laquelle elle se trouvait, comme elle dénomme, proche de l’état où sa propre extermination aboutisse (cette Émigrante qui a choisi de s’échapper des grandes maisons de sa famille et de n’y jamais retourner – en France habite les squats-châteaux, les squats-ruines, les bureaux-garderobes théâtrales et les autres endroits impossibles. Les fous la logent et les fous l’accueillent, car les civilisés ne reconnaissent pas de sa Humanité. L’Émigrante subsiste. Fait les choses impossibles. Respire l’air impossible. Ne mange plus ou mange l’impossible, puis mange ses propres doigts. Atteint impossible. Résiste. Vainc), et après une datant de la même période déception amoureuse en rapport avec un homme ayant les droits : un d’ici - BALLADYNA commence son livre « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME », qui étant en même temps une histoire d’une Witch : une Femme Qui N’Appartient Pas – est son roman autobiographique.
Comme Diamanda Galas ses « Defixiones », elle dédie son livre :
« …For individuals who have had to live as outlaws, as they were treated as outlaws;
and for those who have had to create houses out of rock »
(« Pour les Êtres qui ont dû vivre comme les Hors-la-loi,
puisqu’ils ont été traités comme les Hors-la-loi;
et pour ceux qui ont dû créer des maisons du rock »
- Diamanda Galas : « Defixiones – Concept »).

L’écriture se poursuit pendant quelques années, en aboutissant en 2011 par 800 pages du roman : mais le livre reste toujours non publié à cause des enjeux linguistiques (l’auteure opère d’une langue française autodidacte, particulièrement ré-crée par elle-même et avec ses propres innovations/néologismes, ainsi que des constructions de grammaire particulières - mais en même temps elle considère qu’un livre devrait opérer d’une langue parfaite : un rédacteur intéressé de poursuivre ce travail serait alors nécessaire). 

Malgré ceux enjeux linguistiques bloquant la sortie réelle, le livre est pourtant diffusé – ou plutôt ses très courts fragments - dans la forme des chants : car le roman – l’histoire de Lilith : la Witch, l’Exclue, la Vengeresse et la Meurtrière – devient une mine des paroles que son auteure chante et crie – bien sûr avec les musiques de L.O.U.P.
Cette mise en musique des textes du roman est commencée par l’album « SABBATH (THE BIRTH OF THE WITCH) ». Les chants tels comme « SABBATH (MAIS LES INNOCENTS VONT SOUFFRIR AUSSI) » ou « RESPIRE (S’IL FAUT, AVEC UN COUTEAU DANS TA POCHE) » - les deux performés ensuite pendant « Le Langage des Viscères » aux « Trois Baudets » à Paris, ou encore les chants comme « UNE WILCZYCA. W?OSY NA WIATR » (« UNE LOUVE. LES CHEVEUX SUR LE VENT »), « LA DANSE DES SORCIÈRES », « THE BIRTH OF THE WITCH », « CZAROWNICO (NIE ZMIENISZ TEGO CZYM JESTE?) », « UNE LILITH DE PLUS – CHAPITRE CCVII » sont enregistrés directement depuis les pages du roman ouvert devant les yeux de son auteure-chanteuse-interprète, dans un appartement vidé (acoustique considérable) à Paris.
Depuis, le roman - l’histoire de Lilith et celle de son auteure – est ré-écrit par la voix de BALLADYNA – une Femme-Lilith, une Witch : une Étrangère qui a choisi Créer au lieu de Tuer.
 

TUER OU CRÉER

Dans son écriture, dans l’expression criée et chantée, dans ses chorégraphies et – en bref – dans tout son Théâtre de Révolte, c’est la vraie vie qui intéresse BALLADYNA : et si elle parle de la vraie vie, ce n’est surtout pas de celle des bourgeois : qu’elle critique pour leurs yeux fermés et les petits sourires de la vanité collés aux bouches minuscules ; « La vraie vie – on la voit seulement si on l’ose » – elle dit, - « …car elle n’est pas celle des petits sourires des fuyards collés aux bouches minuscules ; la vraie vie ce sont les drames réelles, les tragédies existantes, les tourments, les obstacles et les problèmes véritables – en court, tout ce qui – de l’extérieur - empêche un humain d’accéder le bonheur ».
BALLADYNA souligne clairement sa conviction que la raison originelle de tous les malheurs qui peuvent toucher un humain sain d'esprit en cours de sa vie, se trouve toujours à l’extérieur de son âme - et que la réalité n’est qu’un engrainage des conséquences des situations dans lesquelles le personnage était englouti préalablement. Les affres, les horreurs dont l’existence est légitimée par la loi, les atrocités organisées par les individus et par la loi elle-même, les épreuves imposées, l’injustice, l’indifférence du monde et surtout l’inconscience de l’entourage qui n’hésite pas de trouver normales les choses qu’il préfère de ne pas voir, ont l’influence tranchante et décident pas seulement des chemins de nos vies mais également de ce que nous devenons pour les autres.
La force et l’héroïsme d’un Être luttant pour sortir de ce cercle de la destruction est continuellement sabotée par les lois et doit se diriger sans cesse, inlassablement, contre le monde et ses lois : car ce sont ces dernières qui légalisent les abus, les injustices et un status quo ignoble.
Ce sont les personnages déchirés et transformés, mis dans les situations de devoir passer par plusieurs épreuves, subir plusieurs traumatismes et former leur moi en réponse – à qui BALLADYNA consacre son attention.
- « Les Êtres - qui ont dû lutter contre l’ignoble : et comme ce sont les Êtres nobles et insoumis – alors lutter sans concession, sans merci - et même jusqu’au devenir les criminels » - elle dit, et elle ajoute que cet intérêt pour les criminels, les gangsters, les meurtriers, c’est sans doute parce qu’elle-même a risqué de le devenir aussi - et que la création est un seul issu qui l’a empêché de prendre le chemin en question.
– « Après vivre certaines choses, ET VOIR certaines situations, sans fermer les yeux les moments les plus durs - Tuer à la façon une ou l’autre - ou Créer, peut être une seule alternative existante » - elle présume. – « Car quelle pourrait exister autre réaction : en révolte, en réponse à la bassesse, au mensonge, et à la lâcheté indicible de ce monde dont on se rend compte… ? »
Les criminels – deviennent alors ceux qui les lois ignobles de ce monde, les lois qui voulaient décider de leurs vies – ont poussé au crime.
Mais en même temps, seulement les plus intrépides peuvent le devenir.
– « Les autres, subissent, baissent leurs têtes, baissent leurs bras quand on les pousse au bord du néant et de ce qui est vil, abject, immonde. Ils deviennent les pseudo-cyniques, les dépressifs ou - les indifférents. Ces réactions-là, ainsi que ceux personnages-là… ne m’intéressent pourtant pas » - achève BALLADYNA. – « Hélas, même parmi les Exclus, qui normalement devraient se révolter, c’est la plupart ». 


« MES FRÈRES LOUPS »

-
« AUCUN D’EUX N’EST TON FRÈRE,
AUCUNE TA SŒUR » - elle crie dans le chant « EVENH (THEY WANT TO DELETE YOU, FOREIGN », album/EP « La Masse Avance », Believe Digital 2012) – et elle dit elle-même de ne pas l’avoir : ni de frère, ni de sœur, ni de mère sauf mère-Sorcière, aussi présente sur les pages de son livre.
« Sine patre,
sine matre,
sine genealogia »
- comme on disait jadis… ?
BALLADYNA ne reconnaît pas de fratrie – car elle sait que la fratrie, dans le cas des humains, n’existe pas. Mais si elle devrait se mettre en alliance avec les personnages de quelconque genre…
Oui - vous avez deviné :  ce seraient sans doute eux - les criminels.
En vrai, tous les personnages de ses écrits le deviennent.


LA FEMME QUI CRACHE AUX GUEULES DE CE MONDE

Son personnage – Lilith – est l’une d’elles.
Une criminelle.
La Femme qui crache aux gueules de ce monde – comme le faisait BALLADYNA, elle-même – et comme elle dit qu’elle n’hésitera pas de faire encore s’il faut.
- « Elle, Lilith, est comme moi » - elle ajoute. – « En vrai, Lilith – c’est moi ».

***
 
« Les POLTRONS êtes vous, voilà ce qui est… ! Les lâches, les engourdis, et les Sans-CouRAGE - c'est cela, que vous êtes...! Mangeurs du pop-corn rabêtisant et astupidisant, ou les producteurs des vers-rimailles inutiles car ne changeant rien de l’ignominie existante, la même que vous acceptez avec vos mines des rien-puissants.
Demain, les milliers vont mourir encore.
Demain.
Encore.
Sous VOS yeux.
Et encore.
Et encore.
Et encoreeeeeee, milles des fois… ! 
(…)
Jusqu’à que sur cette terre, il y aurait un seul – le moindre – Être Humain condamné à l’horreur et vivant l’horreur – personne n’a droit – et vous compris – de vous régaler de votre pseudo-maturité grotesque, qui en vrai n’est qu’indifférence, la peur et l’accord des poltrons ;
jusqu’à que sur cette terre, il y aurait un seul – le moindre – Être Humain condamné à l’horreur et à la mort – vous, n’avez pas droit de voler au ciel sous prétexte que la mort – ne vous concerne pas, et que l’horreur – ce n’est pas vous qu’il effleure.
Jusqu'à qu'il y a un EXTERMINÉ - sur cette terre, dans VOS pays, sous VOS yeux –
VOUS, N’AVEZ PAS DROIT VOLER AU CIEL ».
(Fragment du roman « UNE LILITH DE PLUS. HISTOIRE D’UN MEURTRE LÉGITIME »).


DROIT À LA VENDETTA. « LES VENGERESSES » ET « KÂLÎ – LA VENGEANCE »

Le chant « KÂLÎ – LA VENGEANCE » (en instance de sortir, 2012) dans lequel les mots :
« ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS », scandés par BALLADYNA comme dans une transe d’un SABBATH se répètent avec telle fréquence qu’ils deviennent un sous-titre de la composition, prône le droit de chaque Être Humain à la Vendetta. Ce droit – que chaque Exclu et chaque Être qu’on a essayé d’exterminer, se prend soi-même et sans demander de personne - est un des points principaux du Théâtre de Révolte.
Seulement par un acte sanguinaire, fort, violent – un(-e) Humain(-e) que les autres ont essayé de Tuer, rabaisser, humilier ou anéantir – peut reprendre la vie – chante l’artiste.
Ce droit – des victimes, est un droit pas seulement indéniable, indiscutable, inconditionnel, mais aussi naturel – et aucun pouvoir ne peut ni le nier, ni alors éviter des conséquences qui viennent des : exterminations, exclusions, et des tentatives des mises en néant des personnes.
La Vengeresse – est-elle pourtant encore une Humaine… ?

« Dans un jardin ensorcelé…
Des désirs des hommes, des cris des hommes, des folies des hommes
les Sorcières se déchaînent, elles courent
Leurs cheveux
volent avec les vents
Leur rire
éveille la honte des lâches… »
« Les Sorcières se déchaînent, elles courent
Elles seules ont découvert la clé
à la victoire
sous les ignominies du monde

…La clé… ? N’existe pas
Il n’y a que
détruire
les portes barricadées par les ignobles

Elles courent alors… !
Ha-ha-haaaaa… ! »
(« Les Vengeresses », EP « PAROLES DE SORCIÈRE(S) » ; Believe Digital 2011, musique : L.O.U.P.) 
 

KÂLÎ, LILITH, BALLADYNA
(« CHEVEUX… ? ENFLAMME-LES… ! »)

« …Elle a le choix – de rire et de continuer :
ce choix unique – maintenant.
Une main donne, l’autre éloigne la crainte.

Dans une autre main, elle tient une tête coupée,
rappelant que rien n’échappe à la puissance
du temps.

…Elle porte autour du cou le varnamala, une guirlande de 51 têtes coupées.
Elles représentent les 51 lettres de l'alphabet (…) »
- chante une Vengeresse en citant les paroles de l’« IndianRed »*.
Et elle continue avec les siens :
« Parfois, ce n’est pas un seul meurtre,
qui peut faire que tu peux reprendre la vie.
Et personne
Et personne
Et personne – ne peut oser de te le refuser.
ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE - DÉSORMAIS.
ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE - DÉSORMAIS.
ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE - DÉSORMAIS.
ELLE L’EST... !
ELLE L’EST... !
ELLE L’EST… !
Personne
Personne – ne peut oser de te le refuser.
Personne – et sûrement pas ceux
qui t’ont poussé jusqu’au bord du possible et de l’imaginable - n’a de ce droit.
ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE - DÉSORMAIS.
Elle est – comme la Kalî.
(…)
Kalî – Déesse de la Mort et celle de Renaissance. De Création et de la Vengeance.
Celle, qui TUE les démons.
Kalî - nue comme Lilith, habillée en espace, Forte comme chaque minute de son CRI,
Kalî - sans bandeau sur ses hanches » - crie BALLADYNA.
…« Regard Sauvage et insoumis. Frontière de tout,
là où se croise tout, là où tout meurt et tout
RENAÎT ».
(« KALÎ – LA VENGEANCE (ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS) », musique : L.O.U.P., album en instance de sortir, 2012)



CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS
(ALLIANCES DE GUERRE)


BALLADYNA dit de ne pas être susceptible de prendre les chemins de ce monde – la religion professée de la société, qui est le sécuritarisme à tout prix, la rebute - pourtant dans le cadre de son travail créatif elle n’hésite pas d’entrer en ce qu’elle nomme les alliances de guerre – surtout avec ceux des artistes qu’elle apprécie pour leur intransigeance et leur posture sans concession.
Il y a alors les collaborations avec les peintres, les photographes, les compositeurs, les musiciens. Pas des coopérations avec les écrivains, au moins pas pour ses chants – car quant aux mots, elle refuse de chanter ceux qui ne seraient pas les siens (« Le monde est habitué de parler avec les mots des autres. Mais c’est sur cette même base, que se fonde toute l’obéissance et toute la soumission au guidage. Le monde a oublié quelle est sa propre pensée, sa propre langue, il gobe et avale ce qu’on lui vend : comme ça, même ceux qui exécutent les ordres insensés, ne ressentent plus de leur insensité ; ils ne pensent pas – ils interprètent et obtempèrent aux texte donné »). 
Le projet dernier – d’enregistrement des  chants des mots des Guerriers, avec impartial et impitoyable « Les faits qui mettent en cause la vie des Hommes… » d’Ernesto Cardenal serait la première exception de cette règle d’imperméabilité aux textes des autres auteurs – et signifierait peut-être que BALLADYNA se trouve sur le chemin d’arrêter de sentir le gouffre infranchissable entre la Witch – et l’Humain…
Pratiquement tous ses chants sonnant avec la musique de L.O.U.P., elle collabore aussi avec les autres compositeurs et les groupes – en adaptant leurs musiques pour le chant (GOTARD, Yves Jamet - l’auteur de « Golem » dont elle fait l’arrangement dans son chant « Les Têtes Des Présidents »), en associant les forces pour les créations ensemble (Efrén Lopez-Sanz, GOTARD) ou en chorégraphiant leurs musiques pendant ses propres spectacles (PSUKAÏ, Yves Jamet).
Ses premières créations (si on oublie les présentations choréo-littéraires en Pologne ou les concerts faits en grand nombre en duo « 2 guitares – voix » avec un musicien en France : chants « GRANATOWE NIEBO » et « Mam w Sobie Wariatk? ») mises en scène et interprétées par elle à Paris, étaient réalisées en réponse à la proposition de l’organisation luttant CONTRE TOUTES LES DISCRIMINATIONS.
Avec cette lutte elle n’a jamais arrêté : et avec la plus grande évidence elle continue de répondre aux propositions de crier, de chanter et de lancer les mots dans le cadre des actions contre ce qu’elle considère d’être ignoble et haïssable.

« …Et quant à la masse qui avance, la masse grise qui n’avance pas, et qui coule comme l’urine dans les rues de ce pays et de ce monde – toujours en silence, gavée et accalmée, si seulement elle peut s’acheter la pizza à la viande, et la consommer – tranquillement et sans VOIR… ?
…Nous, Liliths, vous rappelons cette même question – qui vous reviendra pour vous hanter.
- « What about the men executing orders…? »
…« Crazy mademen on a leash
Or young men who lost their way? »**
What about them : les chiens sans pouvoir ».  


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En outre de se déclarer l’opposante à toute la discrimination des Êtres Humains et de stigmatiser toute la forme de l’extermination des Humains, BALLADYNA est une combattante contre les meurtres commis sur les animaux et contre l’industrie de la viande – qu’elle nomme sans euphémismes une des autres formes de l’extermination contemporaine.


FIN

© Malgorzata Bez Mistrza 2012. Dans la BIO on a utilisé les fragments des chants de BALLADYNA (musiques : L.O.U.P., GOTARD), parmi lesquels « KALÎ – LA VENGEANCE (ELLE L’EST – LA TUEUSE EN SÉRIE – DÉSORMAIS) » comportant la citation de l’article « Kalî la Noire » du site « Indianred » (*), ainsi que la citation « Qu'en est-il des personnes qui exécutent les ordres…? » (**) des lyrics of the groupe SABATON « Wehrmacht » (Album: « Coat Of Arms » (2010)).
Attention: cette BIO est traduite de l’autre langue européenne; sa rédaction française laisse à désirer.
PHOTO accompagnant la BIO d’artiste : : ANIA VERCASSON-RUBAÏEVA (« LE LANGAGE DES VISCÈRES »).